Burkina: après l'attaque d'un convoi de ravitaillement, Djibo, sous blocus, plus que jamais asphyxié

© SidyYansané/RFI

Après un nouveau coup d’État au Burkina Faso, le calme est revenu à Ouagadougou. Mais la situation sécuritaire et humanitaire reste toujours aussi inquiétante, notamment à Djibo, dans la province du Soum. La ville située dans le nord du pays est sous blocus jihadiste depuis sept mois, la famine risque de s’y installer. C’est justement vers cette ville de 300 000 habitants que se rendait le convoi de ravitaillement visé le 26 septembre dernier. Une attaque qui a précipité le putsch de vendredi.

Dans la capitale burkinabè, pendant que des artisans remplacent les phares et le pare-brise d’un camion ayant subi l’assaut jihadiste de Gaskindé le 26 septembre dernier, le président du syndicat de l’Union des chauffeurs routiers du Sahel, Abdoul Aziz Zoungrana, montre les dégâts sur les véhicules de retour dans la capitale. « Ce sont les impacts de balles. C’est ça qui a causé l’arrêt du moteur », rapporte-t-il au micro de notre envoyé spécial à Ouagadougou, Sidy Yansané, qui a pu rencontrer des chauffeurs rescapés de ce massacre.

« Nous aussi, on est dans la guerre »

Dans son dernier bilan, l’état-major général des armées indique que dix civils ont été tués et trois sont portés disparus. Des chiffres qui ne satisfont pas les transporteurs, qui décomptent une trentaine des leurs manquant à l’appel sur un total de 207 chauffeurs ayant fait partie du convoi.

Par solidarité, les centrales syndicales vont dès ce jeudi marquer une journée de deuil, jusqu’à vendredi après la prière.

Un premier ravitaillement aérien pour les habitants de Djibo


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