"Burger, empanadas... On mutualise l'ensemble de la chaîne de fabrication" : l'essor des "cuisines fantômes" favorisé par la crise sanitaire

franceinfo
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Les odeurs de pizzas, de friture et de grillades se mélangent. C'est le coup de feu dans ce local Deliveroo à Courbevoie, dans les Hauts-de-Seine. De chaque côté du couloir, huit brigades, chacune dans sa cuisine. Comme celle du Camion Qui Fume. L'enseigne de burger possède quatre restaurants en dur à Paris, et deux cuisines dédiées à la livraison, une activité en plein essor du fait des confinements et couvre-feux successifs imposés par la crise sanitaire du coronavirus Covid-19.

"Pour nous, c'était l'occasion de vraiment tester une zone de chalandise, pour voir s'il y a vraiment une appétence pour nos produits sur un secteur géographique", indique Yasu Tempaku, le directeur du restaurant.

"On est vraiment sur le même type de préparation, sur les mêmes équipements, sur les mêmes produits que dans nos restaurants classiques. Ce qui manque, évidemment, c'est le contact avec la clientèle."

Yasu Tempaku, fondateur du Camion Qui Fume

à franceinfo

Autre différence : les charges. Tout est payé par la plateforme de livraison. En échange, elle prélève une commission, un peu plus élevée que les 30% habituels. "Une fois que le restaurateur a mis son plat sur le chariot juste à l'entrée de sa cuisine, il appuie sur la petite cloche, décrit Damien Stéffan, directeur de la communication Deliveroo. Et là, Deliveroo entre en scène et s'occupe du reste. On est chargés d'apporter la commande et de faire les 15 mètres qui nous séparent de la cuisine."

Ce jour-là, c'est Coumba qui reçoit les (...)

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