« Le bureau des policières » : portrait d’une pionnière chez les femmes flics du Bronx

© Éditions Actes Sud

Le Bronx, 1958. Il existe bien un bureau des policières mais il relève plutôt du gadget, de la galerie. Le NYPD, le vrai, ne mange pas de ce pain-là. Pas question de s’entourer du sexe faible, sauf pour la paperasse. Taper à la machine, ok, courir après les méchants et jouer du revolver, sûrement pas. Il se trouve que Marie Carrara, comme l’appelle Eward Conlon a une autre façon de voir les choses, a d’autres projets en tête. Ce qu’elle veut, c’est être enquêtrice.

Marie se découvre des talents d’actrice qu’elle va mettre à profit pour coffrer les méchants. Se faire passer pour l’un d’entre eux pour mieux les mettre à l’ombre. Elle excelle mais cela ne suffit guère pour grimper les échelons à l’intérieur d’une profession ultra virile. Ainsi félicite-t-on ses camarades mâles en cas de succès, voire même son abruti de mari pour des actes de bravoure qu’il n’a même pas accomplis. Mais elle se bat, persévère et prouve que les femmes ont bien leur place dans cette vénérable institution.

Le gouffre entre vie privée et professionnelle

L’histoire est vraie. Ce qui lui donne une force supplémentaire. Plus étonnant encore, le gouffre qui existe entre la volonté hors norme de la jeune femme de réaliser son rêve et sa situation familiale où elle subit les coups de son époux qui la traite de façon infâme. Une femme flic qui vole au secours des plus faibles mais une femme battue dans sa vie privée, un comble.

Edward Conlon qui a aussi écrit une autobiographie remarquée Blue Blood (pas enco...


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