Un buraliste parisien accuse le PMU de lui avoir volé son plus gros parieur

franceinfo

C'est l'histoire d'un long bras de fer entre un buraliste parisien et le géant PMU, dévoilée par Le Parisien, dimanche 11 août. En 2004, Rodolphe Benat ouvre le bar PMU Deauville flyer dans le 6e arrondissement de Paris et, rapidement, l'un des plus gros parieurs de France vient y miser. L'idylle dure une dizaine d'années. Le turfiste, décrit par Le Parisien comme un professionnel du droit avec beaucoup de moyens, joue gros. Parfois jusqu'à 100 000 euros par jour. Les commissions liées à ces mises alimentent le chiffre d'affaires du bar PMU, jusqu'à en représenter 95%. "On avait des rapports très cordiaux, car c'est quelqu'un de très honnête", raconte le buraliste à franceinfo.

Mais en 2015, le parieur et ses pertes finissent par attirer les radars du PMU et de la banque du client, qui tique sur les montants des chèques signés. L'habitué du Deauville flyer est alors enjoint par la société turfiste de se munir d'une carte PMU, qui doit être approvisionnée en amont par carte bancaire ou virement, afin de pouvoir miser. Le buraliste explique que, peu à peu, l'homme est aussi incité à parier en ligne sur le site Allopari. "Au bout d'un moment, le PMU m'a dit 'on va vous racheter le client'", assure Rodolphe Benat. S'il continue dans un premier temps ses paris au Deauville flyer, le joueur, lassé de toute cette affaire, finit par les arrêter.

"Captation abusive de client"

C'est pour cette (...)

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