Le bulldog anglais souffre de la gueule faisant son succès

AFP/Archives - TIMOTHY A. CLARY

Une étude menée par des membres du Royal Veterinary College, établit la rançon du succès du bulldog anglais.

Avec sa face écrasée et son profil court sur pattes, le bulldog (ou bouledogue) anglais est une coqueluche des fans de chiens de race, mais la cause de ce succès se paie avec un risque accru de risques sanitaires, selon des scientifiques britanniques.

Une race toujours prisée

Si le coq est gaulois, le bulldog est anglais. Molosse initialement élevé pour lutter contre des taureaux, il est devenu animal de compagnie dans l'Angleterre victorienne au 19e siècle, rappelle une étude publiée le 15 juin 2022 dans . Les éleveurs ont alors exagéré, par croisement, les caractères distinctifs de ses ancêtres, pour obtenir une face plus courte avec une large mâchoire inférieure, une constitution plus épaisse et des pattes arquées. L'animal est aujourd'hui parmi les plus prisés au Royaume-Uni. Il arrivait en quatrième position en 2020 au classement des enregistrements de chiens dans la grande association britannique du Kennel Club. Mais l'étude menée par Dan G. O'Neill, du Royal Veterinary College, établit la rançon de ce succès.

Dermatites, syndromes respiratoires et kystes

Le bulldog anglais a deux fois plus de chances d'être sujet à une affection qu'un autre chien, selon l'étude statistique menée en 2016 sur un échantillon de plus de 24.000 chiens, dont plus de 2.000 bulldogs anglais, passés par un cabinet vétérinaire.

Son joli pelage plissé favorise les dermatites. Quant à son oeil larmoyant, c'est une réaction à ce que les Britanniques appellent un cherry eye, un oeil en cerise, à cause d'une inflammation des tissus. Sa face aplatie est l'origine de syndromes respiratoires, qui limitent par exemple sa résistance à l'effort. Et le poids excessif de sa musculature est la cause de kystes entre les doigts. Sans parler de la transformation radicale de la morphologie de l'animal, rendant compliquée la mise à bas des femelles, et impliquant le recours à des césariennes.

Ces problèmes n'ont rien de nouveau, et leur prévalence dans cette race a été répertoriée depuis plusieurs dizain[...]

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