Bugs de l'enseignement à distance : "Le jour où 20% de la population bascule en distanciel, c'est une charge très importante", justifie le ministère de l’Éducation nationale

franceinfo
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"Le jour où 20% de la population bascule en distanciel, c'est une charge très importante pour un système informatique", explique sur franceinfo, vendredi 9 avril, Edouard Geffray, directeur général de l’enseignement scolaire au ministère de l’Éducation nationale. La semaine de cours en ligne mises en place en raison de l'épidémie de Covid-19 a été émaillée de nombreux bugs informatiques.

franceinfo : Beaucoup d'enseignants ont le sentiment que les leçons de l'an dernier n'ont pas été tirées. Est-ce le cas ?

Edouard Geffray : Les élèves et les professeurs représentent 20% de la population française, donc le jour où toute cette proportion de la population bascule en distanciel, c'est une charge très importante pour un système informatique. De plus, en comparaison à l'année dernière, l'usage des outils comme les ENT [espace numérique de travail] ou "Ma classe à la maison" a été sans commune mesure par rapport à l'année dernière.

Les ENT de cinq régions ont connu des difficultés, mais grâce à la mobilisation des différents acteurs, notamment les collectivités territoriales, la situation a pu rapidement revenir à la normale.

Edouard Geffray

à franceinfo

Le site du CNED quant à lui a été confronté, alors même qu'il y avait un nombre de connexions important, à une série d'attaques informatiques qui se sont étalées sur toute la semaine, ce qui s'est traduit par un engorgement. Cela n'a cependant pas interdit totalement la tenue de classes virtuelles. Hier encore, un million cinq (...)

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