Budget : le Sénat donne son feu vert à un usage très limité de l'huile de friture comme carburant

© LIONEL URMAN/SIPA

Va-t-on pouvoir bientôt s’approvisionner en carburant à partir d’huile de friture ? Rien n’est moins sûr, mais le Sénat a donné un premier feu vert à la légalisation sur le sujet dans la nuit de lundi à mardi, rapporte l’AFP. Proposition des élus écologistes, l’utilisation d’huiles alimentaires en tant que carburant avait été retenue par le gouvernement dans la version du projet de budget soumise lundi au 49-3. Après une première adoption cet été dans le projet de loi « pouvoir d'achat », les sénateurs avaient substitué une simple demande de rapport . Mais celle-ci avait été retoquée par le Conseil constitutionnel.

Aujourd’hui, le Sénat ne s’y oppose plus, mais l’utilisation de l’huile de friture est strictement limitée. Elle est réservée aux « flottes captives », ces véhicules appartenant à une entreprise ou une collectivité qui s'approvisionnent en carburant à une même pompe dédiée. Mettant en avant des « taux de pollution et de rejets dans l'atmosphère » encore « trop élevés », le rapporteur général du budget, Jean-François Husson (LR), estime que cette expérimentation sur les « flottes captives » doit permettre de « progresser » sur le sujet.

Réduction des gaz à effet de serre ?

Si aucun débat n’a été éclaté à l’Assemblée, le gouvernement a émis un avis « défavorable » à cette restriction. Cet été, celui qui était alors président du groupe écologiste à l’Assemblée nationale, Julien Bayou , avait jugé « qu’il valait mieux dépendre des baraques à frites du Nord que des mona...


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