Budget 2023: Gabriel Attal veut travailler avec les oppositions pour éviter d'utiliser le 49.3

Gabriel Attal (G), ministre chargé des Comptes publics, et Franck Riester (D), ministre délégué chargé des relations avec le Parlement, à l'Elysée le 29 juillet 2022 - Alain JOCARD © 2019 AFP
Gabriel Attal (G), ministre chargé des Comptes publics, et Franck Riester (D), ministre délégué chargé des relations avec le Parlement, à l'Elysée le 29 juillet 2022 - Alain JOCARD © 2019 AFP

Une volonté de dialogue qui saura apaiser les tensions? Alors que le ministre délégué aux Comptes publics, Gabriel Attal, travaille sur la finalisation du budget pour l'année 2023, les oppositions ne se montrent pas très coopératives.

"Je m’étonne de certaines déclarations, notamment côté LR, indiquant leur intention de voter contre, avant même que le projet de loi ne soit connu", critique le ministre dans Le Parisien ce samedi.

Si cela ne change pas, il estime que l'exécutif risque de n'avoir "d'autres choix que l'utilisation du 49.3". "Je ne me résous pas à cette perspective", assure-t-il cependant.

"Il y aura une hausse" des factures d'énergie

Pour tenter d'échapper à un passage en force à l'Assemblée nationale, Gabriel Attal compte donc, avec Bruno Le Maire, demander aux oppositions de "travailler sur le budget 2023 avant même qu'il ne soit finalisé". Une opportunité d'anticiper certains points de blocage avec les membres de certains groupes politiques.

Ce n'est pas la première fois qu'un membre du gouvernement envisage l'utilisation du 49.3 sur la question du budget ces dernières semaines. Plus offensif, Bruno Le Maire a ainsi déclaré mercredi que le recours à cette manœuvre ne dépend pas du gouvernement, mais "des oppositions".

Parmi les questions qui pourront être discutées avec les oppositions: le bouclier tarifaire. Si Gabriel Attal a assuré qu'il serait reconduit, il ne nie pas qu'une hausse de la facture devrait se faire ressentir pour les ménages français. Le ministre assure qu'une augmentation de 10 à 20% est une "possibilité". Seule promesse de sa part: "il y aura une hausse, mais ça ne sera pas 40 % comme en Allemagne".

Article original publié sur BFMTV.com