Budget 2022: le gouvernement défend une "normalisation", malgré les dépenses

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Pour son dernier budget du quinquennat, et après des exercices 2020 et 2021 chahutés par la crise sanitaire, le gouvernement défend pour 2022 le retour à une plus grande normalité, même si le niveau de la dépense publique serait un peu plus élevé que prévu.

Le projet de loi de finances 2022, en cours de préparation "traduira la sortie de la crise sanitaire, la normalisation de l’exercice budgétaire et la poursuite de l’action du gouvernement depuis le début du quinquennat", avance le ministère de l'Economie dans le rapport préparatoire du débat d'orientation budgétaire, mis en ligne récemment.

Mais malgré la fin annoncée du "quoi qu'il en coûte", ce budget 2022 sera marqué par un niveau toujours important de dépense publique. Elle croîtra en volume de 1,5%, hors dépenses de relance et d'urgence, quand le gouvernement tablait sur une pràgression de 1,1%, dans son programme de stabilité transmis à Bruxelles en avril.

C'est "une prévision prudente sur l'évolution de la dépense dans l'ensemble des administrations publiques, dans l'attente des arbitrage sur la dépense de l'Etat qui ne sont pas rendus à cette heure", a précisé Bercy à l'AFP.

Et "elle reste compatible avec la trajectoire pluriannuelle" d'une hausse moyenne des dépenses de 0,7% par an entre 2022 et 2027 (hors mesures d'urgence et de relance), et "ne remet pas en cause la sortie progressive du quoi qu'il en coûte", ajoute le ministère.

Le budget 2022 doit notamment "permettre aux ministères de financer des priorités telles que nous les avons définies au début du quinquennat", avait indiqué jeudi sur Sud radio le ministre des Comptes publics Olivier Dussopt.

Parmi elles, "la forte augmentation des moyens des politiques publiques régaliennes et la priorité donnée à l’enseignement", détaille le rapport préparatoire.

Sur les premières, le gouvernement est tenu par les lois de programmation déjà votées, tandis que sur l'enseignement, le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a annoncé le déblocage d'une enveloppe de 700 millions d'euros en 2022 pour les revalorisations salariales.

Sur la trajectoire économique envisagée pour 2021 et 2022, le gouvernement confirme globalement ses prévisions, avec une croissance économique "d'au moins 5%" cette année, et de 4% l'an prochain.

La prévision de dette, à 115,7% du PIB en 2022, est elle légèrement revue à la baisse par rapport à la dernière prévision officielle d'avril (116,3%). Celle de déficit public reste inchangée à 5,3%, après 9,4% attendu cette année.

mhc/ico/spi

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