Bryan Stevenson, l’histoire comme arme juridique

Bryan Stevenson a passé sa carrière à défendre des condamnés à mort, des innocents injustement incarcérés ou ayant eu des peines de prison qu’il juge disproportionnées. Avec son organisation Equal Justice Initiative, il cherche désormais à commémorer et raconter la violence dont ont été victimes les Afro-américains. Il vient d’ouvrir en mars un parc commémoratif en Alabama consacré à l’esclavage. Travailleur acharné, l’avocat s’interdit de perdre espoir face aux injustices.

De notre correspondant à Atlanta,

À quelques kilomètres du centre-ville de Montgomery en Alabama, se trouve le Freedom Monument Sculpture Park. Un chemin est bordé d’arbres et de sculptures - certaines de plusieurs mètres. La plupart représentent des esclaves. Les traits des visages sont parfois en paix, ou montrent de la douleur. Des cabanes représentent leurs conditions de vie, et sur les pancartes se lisent des témoignages d’esclaves. Le site, ouvert en mars, est est le dernier conçu par l’avocat Bryan Stevenson.

Avant d’orienter une partie de son travail vers la mémoire, Bryan Stevenson a consacré sa carrière à défendre des condamnées à mort, des victimes de discrimination ou d’injustices de la part du système légal, en particulier des Afro-américains. L’avocat a obtenu des décisions de justice historiques, et son organisation affirme qu’elle a empêché 140 personnes d'être exécutées.


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