Bruxelles va lancer la procédure de levée d'immunité de Le Pen

Le Parlement européen devrait lancer mercredi après-midi la procédure de levée de l'immunité parlementaire de Marine Le Pen pour détournement présumé de fonds européens, a-t-on appris mardi auprès de responsables du Parlement. /Photo prise le 25 avril 2017/REUTERS/Philippe Wojazer

BRUXELLES (Reuters) - Le Parlement européen devrait lancer mercredi après-midi la procédure de levée de l'immunité parlementaire de Marine Le Pen pour détournement présumé de fonds européens, a-t-on appris mardi auprès de responsables du Parlement.

Des juges français ont demandé la levée de l'immunité de Marine Le Pen, ainsi que d'une autre représentante du FN au Parlement européen, Marie-Christine Boutonnet, qui sont soupçonnées d'avoir fait salarier par le Parlement européen des assistants qui travaillaient en réalité pour le FN.

La procédure de levée de l'immunité parlementaire d'un eurodéputé, qui s'étale généralement sur quelques mois, passe par un examen en commission puis en séance plénière.

Marine Le Pen, qualifiée pour le second tour de l'élection présidentielle française, pourrait être convoquée par le Parlement dès le début de la semaine prochaine afin de fournir des explications, mais pourrait refuser de s'y rendre, en attendant l'échéance du vote du 7 mai.

Le parti d'extrême droite dément avoir mis sur pied un système frauduleux et dénonce ce qu'il qualifie d'instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

Le Parlement européen a déjà sanctionné Marine Le Pen pour avoir rémunéré comme assistante parlementaire européenne Catherine Griset, à une époque où cette dernière était la secrétaire, puis la chef de cabinet de la dirigeante du Front national.

Faute de s'être acquittée de la somme de près de 300.000 euros réclamée par le Parlement à ce titre, la candidate du FN à la présidentielle a vu depuis février son salaire d'eurodéputée être réduit de moitié, à environ 3.000 euros, et ses autres indemnités lui ont été retirées.

L'immunité de la candidate frontiste a été levée le 2 mars dans un dossier distinct, celui de la publication sur Twitter par Marine Le Pen de photographies d'exécutions menées par le groupe Etat islamique (EI).

(Francesco Guarascio; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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