A Bruxelles, la Centrafrique ne fait pas recette

Libération.fr
François Hollande, à Bangui avec les troupes françaises, le 10 décembre 2013, après la mort de deux soldats.

Alors que la France était venue chercher un soutien politique et financier pour sa mission, les Européens ont une fois de plus mégoté.

En un sommet, François Hollande a pu constater que les questions de défense restent le grand tabou européen. La France était venue chercher à Bruxelles un soutien politique et financier pour sa mission en Centrafrique : «Je ne fais pas ça pour la France, mais pour que le drapeau européen puisse flotter» en Centrafrique, a déclaré le chef de l’Etat.

Jeudi, François Hollande était venu chercher à Bruxelles une participation financière de l’Europe aux opérations militaires françaises en Centrafrique. Vendredi après-midi, il repart avec la promesse que cette question sera bien étudiée. C’est maigre. Très maigre. «Ce que j’ai obtenu c’est un soutien unanime de l’Union», a pourtant déclaré Hollande lors de sa conférence de presse à l’issue du sommet de Bruxelles. Le Président est allé un peu vite en besogne, car ce soutien politique était en réalité acquis depuis le conseil des Affaires étrangères qui avait «salué», dès lundi dans un communiqué, l’opération française Sangaris en République centrafricaine.

Sur le volet financier, Hollande n’a pas obtenu les promesses sonnantes et trébuchantes qu’il espérait. Deux (petites) avancées tout de même sont à mettre à son crédit. Paris militait pour que l’UE engage une réflexion sur les mécanismes de financement des opérations militaires européennes pour qu’elles deviennent demain «plus rapides et plus larges», selon les mots du chef de l’Etat. C’est désormais chose faite. Le Conseil a demandé à Catherine Ashton, la ministre des Affaires étrangères de l’Union européenne, de lui remettre un rapport sur la question pour la fin du premier semestre 2014. Mais sans aucune garantie de résultats. Sur le dossier centrafricain, Hollande a aussi arraché une réunion des ministres des Affaires étrangères fin janvier afin qu’elle décide les critères d’une éventuelle «européanisation» de l’intervention française. (...)

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