Bruno Retailleau : «S’il devait y avoir des débauchages, ils seraient très exceptionnels»

Isabelle Harsin / SIPA

Le président des LR au Sénat a livré ses analyses sur les élections législatives, et plus particulièrement les candidats LR qui peuvent accéder à la députation. Pour lui, le parti reste soudé et les chanceux, dimanche 19 juin, feront front contre le macronisme.

Alors que les LR ont connu une présidentielle pour le moins calamiteuse , que les éditorialistes et autres commentateurs ont parié sur une débâcle aux législatives, dans le parti, les résultats du premier tour – sans sabrer le champagne -, ont ravivé la flamme à droite. Comme l’explique le président des LR au Sénat Bruno Retailleau, « la droite forte a montré aux législatives, qu’elle résistait. Nos candidats sont très implantés et les grosses ficelles de la présidentielle avec le vote utile n’ont pas fonctionné avec la même puissance, ce qui a permis à nos candidats de déployer leur propre talent et se faire entendre. »

D’après les sondages et les estimations ci et là, le parti de la droite républicaine viserait entre 50 à 70 sièges, et ce même si des cadres se sont fait balayer au premier tour, à l’instar de Julien Aubert dans la 5ème circonscription du Vaucluse : quatrième avec 16,63% des voix. A propos de cette lourde – et surprenante – défaite, le président des LR au Sénat déclare que « c’est un score qu’ [il] ne peu[t] pas expliquer. » Il ajoute que « Julien Aubert est un ami » et que « c’est un député très ancré sur le terrain, qui s’est battu pour ses convictions, sur une ligne avec beaucoup de courage et de talent, mais parfois ce n’est pas juste. Sa candidature a été broyée par des forces qu’il ne pouvait maîtriser à lui seul. »

Sur les résultats globaux, Bruno Retailleau se veut rassurant : « Le pire a été évité. Déjà après les présidentielles, les débauchages et les trahisons se sont comptés sur les doigts d’une main. Le travail de Nicolas Sarkozy est un échec . Pour moi, c’est une droite qui résiste. Ceux qui seront élus dimanche, auront à affronter deux vagues de Macronisme : en 2017 et aujourd’hui. Et(...)


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