Bruits de bottes entre le Kenya et la Somalie : aux racines de la crise...

Laurent Ribadeau Dumas

Le Kenya a accusé le 4 mars 2020 l'armée somalienne d'avoir attaqué de manière "injustifiée", deux jours plus tôt, la ville de Mandera (extrême nord-est du Kenya), à la frontière avec la Somalie et l'Ethiopie. D'intenses affrontements, qui auraient commencé côté somalien, auraient donc opposé, en territoire kényan, des troupes du pouvoir de Mogadiscio à des éléments des forces de sécurité du Jubaland, l'une des cinq provinces semi-autonomes de la Somalie. Les relations entre ce pays et le Kenya sont tendues depuis longtemps. Entre autres en raison des différends frontaliers portant notamment sur une zone riche en hydrocarbures.

Nairobi a condamné dans un communiqué les "violations de (son) intégrité territoriale et de (sa) souveraineté". Selon ce communiqué, les soldats somaliens se sont, "en rupture flagrante et en mépris total avec les lois et conventions internationales, engagés dans des activités agressives et belliqueuses en harcelant et détruisant les propriétés de civils kényans vivant" à Mandera. Selon un sénateur de la ville cité par le site de la Deutsche Welle (DW), la moitié des habitants ont dû fuir la zone des combats pour se protéger.

En fait, les deux voisins s'accusent mutuellement d'avoir empiété sur le territoire de l'autre.

Ces violences sont une nouvelle manifestation des tensions opposant le gouvernement fédéral somalien à certaines de ses régions (...)

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