Le bruit sous-marin, cette pollution du littoral peu connue, est pourtant facile à réduire

© VINCENT BEAUME / AFP

Les paysages sonores se composent de différentes sources d’origines naturelles et anthropiques. Dans le milieu marin, les sources naturelles comprennent des événements géologiques tels que les vagues, les tremblements de terre, la pluie, ainsi que des phénomènes biologiques comme le chant des baleines, les vocalisations des poissons ou les claquements des crevettes. Les sources anthropiques sont également diverses et sont produites par toutes les activités humaines, en particulier le trafic maritime allant des plus petites embarcations de plaisance près du littoral jusqu’aux superpétroliers et porte containers dans l’océan.

Plus le navire est grand, plus les niveaux sonores sont intenses et plus la fréquence de ce son est basse. Le bruit des bateaux de plaisance ou jet-skis, bien moins grands et bruyants que les navires commerciaux, mais plus nombreux, se concentre particulièrement dans les zones côtières.

Si de nombreuses études ont déjà montré les conséquences sur la santé humaine d’une exposition chronique au bruit, principalement liées au stress, très peu d’études ont été entreprises dans ce sens chez les organismes marins, en particulier les poissons. Très probablement car le son se transmet très mal de l’eau vers l’air… L’humain n’est donc pas conscient du bruit qu’il introduit dans le milieu marin.

Des effets connus sur la faune marine

Les bruits anthropiques constituent pourtant des nuisances directes pour la faune marine, qui utilise elle-même le son à des fins très d...


Lire la suite sur LeJDD

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles