Brucellose bovine: un troupeau entier abattu en Haute-Savoie malgré des appels à l'épargner

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(Photo d'illustration) - JEAN-PIERRE CLATOT / AFP
(Photo d'illustration) - JEAN-PIERRE CLATOT / AFP

Un troupeau de 235 bovins a été abattu à la suite de la découverte d'un cas de brucellose en Haute-Savoie, a indiqué ce jeudi le préfet Alain Espinasse, évoquant une décision "extrêmement difficile" alors que de nombreux appels à les épargner avaient été lancés.

Un cas de brucellose bovine avait été découvert dans une exploitation laitière de Saint-Laurent (Haute-Savoie) début novembre. Redoutée des éleveurs, cette maladie bactérienne, "à éradication obligatoire", peut se transmettre à l'humain lors de contacts avec l'animal infecté ou via la consommation de produits au lait cru contaminé.

Des journées "très éprouvantes"

Les 235 bêtes ont été abattues mardi et mercredi et des prélèvements ont été opérés sur chacune d'entre elles, en vue d'analyses par des laboratoires spécialisés pour déterminer si elles étaient porteuses ou pas de la maladie, a indiqué le préfet lors d'un point presse à Annecy.

Les deux journées ont été "très éprouvantes pour tout le monde, l'éleveur et sa famille, bien-sûr, mais aussi les services de l'État", a-t-il dit.https://www.youtube.com/embed/hvaETQn2uJQ?rel=0

Des mobilisations pour sauver les vaches

Un collectif nommé "Sauvons les vaches de Saint-Laurent", soutenu notamment par des élus écologistes, des vétérinaires et des agriculteurs, s'était formé ces dernières semaines pour réclamer que le troupeau soit épargné. Une pétition en ce sens a recueilli près de 92.000 signatures.

Plus de 150 personnes s'étaient rassemblées mardi matin à proximité de la ferme abritant les vaches, pour "exprimer leur soutien et leur solidarité à l'égard de l'éleveur, de sa famille et de ses bêtes", selon un communiqué du parti écologiste Europe Ecologie Les Verts (EELV).

"Après plusieurs heures de discussion, les camions (venus pour transporter les vaches à l'abattoir) sont finalement passés, escortés par des dizaines de gendarmes", a rapporté EELV.

"Protection de l'avenir de l'éleveur"

Le préfet affirme avoir "tenté de concilier du mieux possible la préservation de la santé publique et la protection de l'avenir de l'éleveur et de sa famille", précisant que l'agriculteur bénéficiera d'aides pour "reconstituer son cheptel".

La France est considérée comme "indemne" de brucellose depuis 2005 mais une résurgence avait déjà été observée en 2012 dans le massif du Bargy, en Haute-Savoie. Deux cas humains avaient alors été diagnostiqués.

Des analyses avaient permis de remonter à l'élevage touché et à des bouquetins infectés. Des mesures de capture-test des bouquetins mais aussi d'abattage de bouquetins non testés avaient été mises en place, avant d'être suspendues en août 2020 par le tribunal administratif de Grenoble.

Article original publié sur BFMTV.com

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