Bruce Springsteen : le retour de l'ami américain

Par Anne-Sophie Jahn
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Bruce Springsteen à New York
Bruce Springsteen à New York

C'est vraiment la quintessence du type bien. Le genre qui s'entretient, qui aime la même femme depuis trente-deux ans, qui travaille sans relâche mais ne néglige pas sa famille, qui traite bien ses collègues et milite pour des causes justes. Toute sa vie, il a fui les excès autant que les opinions politiques douteuses. À 71 ans, il est mince, musclé, avec une capillarité régulièrement implantée, grisonnant à peine au-dessus des oreilles. Son look repose sur une constante ou plutôt une matière : le jean, et il est indémodable. On ne lui connaît aucune faute de goût. En quarante-sept ans de carrière, il n'a jamais connu de revers. S'il est déprimé, il en parle à son psy. Il est si lisse, si parfait, il est presque ennuyeux. Mais comme en politique, en temps de tumulte, il est parfois bon de revenir aux valeurs sûres. Et côté rock, Bruce Springsteen en est une.

Avec sa voix rocailleuse, poussée au maximum et qui fait vibrer les stades, Bruce Springsteen est un des rois du rock américain. Il a vendu plus de 130 millions d'albums dans le monde. Il est connu aussi bien pour ses tubes entraînants (« Born in the USA », « Dancing in the Dark », « I'm On Fire ») que ses engagements pour les démocrates, les gays et les ouvriers, les laissés pour compte. Sa chanson « Rise Up » est actuellement utilisée pour une publicité sur Joe Biden.

Cela faisait sept ans qu'il n'avait pas écrit. Et puis un soir, à la sortie d'un de ses spectacles à Broadway (dans lequel il se racont [...] Lire la suite