Le broyage des poussins et la castration des porcelets interdits dès 2022

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A brood of baby chicks inside of chicken house, Henderson, MD. (Photo by: Edwin Remsberg / VWPics/Universal Images Group via Getty Images) (Photo: VW Pics via Getty Images)
A brood of baby chicks inside of chicken house, Henderson, MD. (Photo by: Edwin Remsberg / VWPics/Universal Images Group via Getty Images) (Photo: VW Pics via Getty Images)

AGRICULTURE - Un pas de plus en faveur du bien-être animal. Le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie a confirmé ce dimanche 18 juillet la fin, dès le 1er janvier 2022, du broyage des poussins et de la castration des porcelets dans les élevages, deux pratiques controversées.

L’engagement avait été pris dès 2019 par son prédécesseur rue de Varennes: le broyage des poussins mâles ne sera plus autorisé en France à partir du 1er janvier prochain. “Je peux vous annoncer que la France est le premier pays au monde, avec l’Allemagne, à mettre fin au broyage et au gazage des poussins mâles”, a affirmé Julien Denormandie dans une interview au Parisien.

Pour y parvenir, les professionnels de l’agriculture ont travaillé main dans la main avec les scientifiques, pour mettre au point une technique qui permet d’identifier le sexe de l’œuf avant son éclosion. “La technique de sexage dans l’œuf choisie permet de distinguer, à travers la coquille, la couleur des plumes des embryons mâles, différente de celle des embryons femelles. De ce fait, cela permet de ne plus avoir à éliminer 50 millions de poussins mâles juste après leur naissance chaque année en France”, a expliqué le ministre.

+0,01€ pour le consommateur à l’achat

Toutefois, il faudra sans doute attendre quelques mois pour que le broyage cesse véritablement d’être employé. Le temps “d’adapter les machines utilisées jusqu’à aujourd’hui à petite échelle ou en laboratoires, à une dimension industrielle”, a précisé le ministre et aussi le temps pour les éleveurs de s’équiper.

Selon Julien Denormandie, “les machines seront installées pour deux tiers de la production en France dès la fin du premier trimestre 2022.”

Pour financer ce nouvel équipement, estimé à “plusieurs millions d’euros” par machine, les éleveurs pourront compter sur le soutien de l’État, qui “accordera 10 millions d’euros sous forme de subventions, dans la limite de 40 % du montant de chaque investissement.”

“Nous travaillons également avec l’ensemble des acteurs pour une juste répartition des coûts tout au long de la chaîne”, a précisé le ministre. L’impact sur le consommateur devrait cependant rester minime, avec une augmentation du prix d’achat estimée à 1 centime d’euro en plus pour une boîte de six œufs.

Vers une harmonisation européenne?

Avant de limiter les pertes face à la concurrence, le ministre de l’Agriculture français a indiqué qu’il défendra une harmonisation de cette loi à l’échelle européenne. “Plusieurs pays, le Luxembourg, le Portugal, l’Espagne, l’Autriche et l’Irlande se sont d’ores et déjà associés à notre démarche”, fait valoir le ministre.

Quant à la castration des porcelets, elle sera aussi interdite dès le 1er janvier 2022, avec deux options possibles pour les éleveurs: renoncer purement et simplement à la castration ou alors, pour les filières où la pratique reste nécessaire, y recourir avec une anesthésie locale qui diminue les souffrances de l’animal. C’est notamment le cas en charcuterie, comme l’a précisé Julien Denormandie.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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