Bronchiolite : le plan blanc national déclenché

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SANTÉ - Les craintes concernant l’épidémie de bronchiolite sont de plus en plus fortes. Alors que les cas se sont multipliés de manière précoce cette année, Santé publique France (SPF) alerte ce mercredi 9 novembre sur un « nombre de passages aux urgences et d’hospitalisations pour bronchiolite très élevé et à des niveaux supérieurs à ceux observés aux pics épidémiques depuis plus de 10 ans ».

L’épidémie a en effet continué à progresser ces derniers jours en France malgré une baisse liée aux vacances scolaires. Constatant une « poursuite de l’augmentation » des indicateurs « malgré un infléchissement en lien avec les congés scolaires de Toussaint », l’agence indique dans son bulletin hebdomadaire que les hospitalisations pour bronchiolite représentent désormais 50 % des hospitalisations à la suite d’un passage aux urgences chez les enfants de moins de deux ans, contre 40 % lors des pics des années précédentes.

Plan d’action du gouvernement

Début septembre, SPF alertait déjà à ce sujet : « Une épidémie de plus grande ampleur que celle observée chaque année est possible l’an prochain du fait de la moindre stimulation immunitaire induite par la faible circulation du virus cet hiver, dans un contexte de levée des mesures barrières ».

Puis à la mi-octobre, SPF mettait encore en garde quant à une pression sur les services de pédiatrie. À la suite de quoi 4 000 soignants en pédiatrie avaient adressé une lettre ouverte à Emmanuel Macron pour dénoncer la saturation de leurs services. Fin octobre, l’exécutif a annoncé le lancement d’un « plan d’action immédiat » pour la pédiatrie.

À ce stade, c’est dans la moitié nord de la France que l’épidémie est la plus intense.

La bronchiolite est une infection virale respiratoire qui atteint les petites bronches. Elle se caractérise par une gêne respiratoire dont les signes sont une toux et une respiration sifflante et rapide, d’après les définitions du réseau bronchiolite Île-de-France et de l’Assurance maladie. Elle est en général bénigne, mais touche tout de même 30 % des enfants de 1 mois à 2 ans chaque année avec des cas graves chez certains nourrissons.

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