British Steel en liquidation judiciaire, les salariés d'Ascoval inquiets

Le groupe British Steel est en liquidation judiciaire en Grande-Bretagne : un coup dur pour les salariés du groupe, qui se trouvent pour la plupart en Angleterre. Mais cette nouvelle inquiète également les ouvriers français de l'usine d'Ascoval, dans le nord, une usine qui venait tout juste d'être rachetée par le groupe, après quatre années d'incertitudes.Ils avaient repris le travail lundi 20 mai, mais sans conviction, suspendus qu'ils étaient aux difficultés de leur repreneur British Steel. Les salariés d'Ascoval avaient raison de ne pas être rassurés : British Steel, qui négociait depuis plusieurs jours de nouvelle aides avec le gouvernement britannique, vient finalement d'être déclarée en faillite et mis en liquidation judiciaire.Ses actifs au Royaume-Uni vont donc être vendus afin de payer les salariés et d'indemniser les fournisseurs. Mais les 4 500 ouvriers britanniques de British Steel veulent se battre : tant que la procédure de liquidation n'est pas terminée, les usines continuent de tourner. Le syndicat britannique Unite avait déjà demandé à Londres, à plusieurs reprises, de nationaliser le groupe pour sauver les emplois.« La nationalisation est l'une options sur la table, confirme Sarah Owens, responsable politique de GMB, un autre syndicat représenté chez British Steel, mais le gouvernement aurait dû voir venir cette situation et mieux s'y préparer. La gestion du Brexit par le gouvernement a eu un rôle dans cette affaire. La manière catastrophique dont le parti conservateur gère [cette sortie de l'UE] désespère les entreprises et les travailleurs qui veulent, avant tout, éviter un Brexit sans accord, car ils ont besoin de certitudes sur les futures relations commerciales entre le Royaume-Uni et le continent. » Côté français, c'est de nouveau le doute pour les 270 salariés d'Ascoval, passé officiellement sous pavillon British Steel il y a une semaine. Alors le ministère français de l'Economie, très impliqué dans le dossier de reprise, tente de rassurer et précise, dans un communiqué : cette procédure de liquidation « n’inclut pas l’aciérie de Saint-Saulve qui est détenue par une autre société du groupe ».« Le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire [...] a déjà eu l’occasion de le dire, les engagements du gouvernement et de l’État français seront respectés et donc les crédits qui doivent être débloqués le seront, de la même manière que du côté de British Steel, les engagements qui ont été pris sont aujourd’hui en train d’être tenus », confirme Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement.La menace n'est donc pas immédiate : à ce stade, seules les activités britanniques du groupe sont concernées par la liquidation.Inquiétude aussi à HayangePar ailleurs, la CFDT de l'usine British Steel France Rail d'Hayange, en Moselle a exprimé ce jeudi son inquiétude, rappelant qu'elle employait deux fois plus de salariés que l'aciérie d'Ascoval.L'usine d'Hayange, qui produit des rails, a été rachetée en 2016 au géant indien Tata Steel. Elle emploie environ 420 personnes, sans compter les intérimaires et les sous-traitants, a précisé le syndicat.

Le groupe British Steel est en liquidation judiciaire en Grande-Bretagne : un coup dur pour les salariés du groupe, qui se trouvent pour la plupart en Angleterre. Mais cette nouvelle inquiète également les ouvriers français de l'usine d'Ascoval, dans le nord, une usine qui venait tout juste d'être rachetée par le groupe, après quatre années d'incertitudes.

Ils avaient repris le travail lundi 20 mai, mais sans conviction, suspendus qu'ils étaient aux difficultés de leur repreneur British Steel. Les salariés d'Ascoval avaient raison de ne pas être rassurés : British Steel, qui négociait depuis plusieurs jours de nouvelle aides avec le gouvernement britannique, vient finalement d'être déclarée en faillite et mis en liquidation judiciaire.

Ses actifs au Royaume-Uni vont donc être vendus afin de payer les salariés et d'indemniser les fournisseurs. Mais les 4 500 ouvriers britanniques de British Steel veulent se battre : tant que la procédure de liquidation n'est pas terminée, les usines continuent de tourner. Le syndicat britannique Unite avait déjà demandé à Londres, à plusieurs reprises, de nationaliser le groupe pour sauver les emplois.

« La nationalisation est l'une options sur la table, confirme Sarah Owens, responsable politique de GMB, un autre syndicat représenté chez British Steel, mais le gouvernement aurait dû voir venir cette situation et mieux s'y préparer. La gestion du Brexit par le gouvernement a eu un rôle dans cette affaire. La manière catastrophique dont le parti conservateur gère [cette sortie de l'UE] désespère les entreprises et les travailleurs qui veulent, avant tout, éviter un Brexit sans accord, car ils ont besoin de certitudes sur les futures relations commerciales entre le Royaume-Uni et le continent. »

Côté français, c'est de nouveau le doute pour les 270 salariés d'Ascoval, passé officiellement sous pavillon British Steel il y a une semaine. Alors le ministère français de l'Economie, très impliqué dans le dossier de reprise, tente de rassurer et précise, dans un communiqué : cette procédure de liquidation « n’inclut pas l’aciérie de Saint-Saulve qui est détenue par une autre société du groupe ».

« Le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire [...] a déjà eu l’occasion de le dire, les engagements du gouvernement et de l’État français seront respectés et donc les crédits qui doivent être débloqués le seront, de la même manière que du côté de British Steel, les engagements qui ont été pris sont aujourd’hui en train d’être tenus », confirme Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement.

La menace n'est donc pas immédiate : à ce stade, seules les activités britanniques du groupe sont concernées par la liquidation.

Inquiétude aussi à Hayange

Par ailleurs, la CFDT de l'usine British Steel France Rail d'Hayange, en Moselle a exprimé ce jeudi son inquiétude, rappelant qu'elle employait deux fois plus de salariés que l'aciérie d'Ascoval.

L'usine d'Hayange, qui produit des rails, a été rachetée en 2016 au géant indien Tata Steel. Elle emploie environ 420 personnes, sans compter les intérimaires et les sous-traitants, a précisé le syndicat.