Des "briques" de vie sur d'autres planètes ?

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Des molécules organiques, de celles qui ont permis l'éclosion de la vie sur Terre, ont été découvertes sur quelques astéroïdes et comètes telle Tchouri. La quête de ces prémisses de matière vivante va désormais se poursuivre sur Mars, arpentée par le robot Curiosity, mais aussi, plus loin de nous, sur des exoplanètes.

Cet article est issu du magazine Les Indispensables de Sciences et Avenir n°209 daté avril/ juin 2022.

La vie existe-t-elle ailleurs que sur la Terre ? Au 6e siècle avant notre ère, des philosophes grecs comme Thalès, Anaximandre ou Héraclite envisageaient déjà une "pluralité des mondes". Le sujet est plus pertinent encore depuis que nous savons que des mil-liards de milliards d'étoiles sont dotées, comme la nôtre, d'un cortège de planètes. Au point qu'il devient difficile de présumer qu'elle n'aurait jailli qu'une seule fois. La vie extraterrestre n'est d'ailleurs plus de nos jours une question en l'air, c'est une discipline : l'exobiologie.

Question préalable : savons-nous, déjà, comment la vie a surgi sur Terre ? La chose s'est passée, au moins en partie, dans l'eau. Oui… mais où ? "Les scénarios principaux la font émerger près de sources hydrothermales océaniques ou terrestres, ou encore dans des lacs, expose Frances Westall, responsable du groupe Exobiologie du Centre de biophysique moléculaire à Orléans. Je trouve très intéressante l'hypothèse d'une apparition de la vie à proximité des premières. Elles sont souvent entourées de sédiments d'origine volcanique riches en minéraux, qui ont pu jouer un rôle."

Mais avant même la vie, comment sont apparus sur notre planète les constituants de la matière vivante, ces molécules organiques d'une extraordinaire diversité mais toutes construites sur une ossature d'atomes de carbone ? Point de départ désormais solidement documenté : nombre d'entre elles se forment et sont stockées dans les astéroïdes, comètes et autres cailloux qui circulent dans le Système solaire… avant d'échouer, parfois, sur Terre. Les preuves de ce processus ne cessent de s'accumuler. Dès 1970, sur la célèbre météorite de Murchison tombée en Australie l'année précédente, on découvrait 18 acides aminés, ces pièces détachées des protéines. En 2010, des analyses plus poussées en dénombraient soixante-dix. Mieux, en 2019, une équipe japonaise y a décelé d[...]

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