Brigitte Giraud remporte le prix Goncourt 2022 pour “Vivre vite”

Photo BERTRAND GUAY AFP.

“Le suspens s’est enfin achevé un peu avant 13 heures”, raconte le quotidien suisse Le Temps. Et la nouvelle a rapidement fait le tour des sites de presse francophones de Belgique et de Suisse. Ce 3 novembre, le prix Goncourt a été décerné à Brigitte Giraud, pour son ouvrage Vivre vite, aux éditions Flammarion. “Six ans après Leïla Slimani, récompensée en 2016 pour Chanson douce, [elle devient] la treizième femme (seulement) à figurer au palmarès du plus prestigieux des prix littéraires français”, commente La Libre Belgique.

Les trois autres finalistes étaient Giuliano da Empoli pour Le Mage du Kremlin (éditions Gallimard), Cloé Korman pour Les Presque Soeurs (Seuil) et Makenzy Orcel pour La Somme humaine (Rivages).

Ceci n’est pas un livre de deuil

“Lyonnaise native d’Algérie”, Brigitte Gerbaud avait jusqu’ici “une certaine expérience en littérature, mais peu de notoriété auprès du grand public. Et elle s’en accommodait très bien”, souligne encore La Libre Belgique.

Vivre vite est une “tentative d’épuisement d’un drame personnel”, ainsi que le définissait le quotidien suisse Le Temps lors de la parution de l’ouvrage. Brigitte Giraud y revient sur l’engrenage des événements qui ont mené à la mort de son mari Claude d’un accident de moto, en 1999, alors qu’ils étaient sur le point d’emménager dans une nouvelle maison. Elle égrène la litanie des si pour imaginer ce qui aurait pu se produire s’il avait plu ce jour-là, si le couple n’avait pas eu plus tôt que prévu les clés de la nouvelle maison, si Stephen King, dont Claude était grand lecteur, avait succombé au grave accident qu’il avait eu trois jours plus tôt. Claude aurait-il pris moins de risques ?

Dans cet exercice, “le langage est son allié, puisqu’il lui permet de faire durer la présence de Claude à ses côtés. Et la grammaire est sa complice, puisque c’est grâce au conditionnel qu’elle peut imaginer une vie où l’accident aurait pu être évité”, commente La Libre Belgique.

“‘Vivre vite’ n’est pas un livre de deuil. C’est une uchronie miraculeuse et lumineuse qui voudrait tordre le réel comme seule la littérature le permet.”

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