Bridgestone "ferme le site" de Béthune, annonce Agnès Pannier-Runacher

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Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l'Industrie, a annoncé jeudi midi que l'industriel japonais Bridgestone fermait son site de Béthune, dans le Pas-de-Calais. Le plan de sauvetage de 863 personnes n'aura pas lieu.

La direction de Bridgestone a "fermé la porte" à un plan de sauvetage de son usine de Béthune, dans le Pas-de-Calais, et "ferme le site" qui emploie 863 personnes, a déclaré jeudi la ministre de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher. La ministre sortait d'une réunion à Béthune avec la direction de Bridgestone, des élus et les syndicats, pour faire le point sur le projet proposé par Bercy de sauvetage du site de production de pneumatiques.

Projet alternatif rejeté

La ministre de l'Industrie s'était déjà rendue à Béthune le 6 novembre, où elle avait partiellement rassuré les salariés. Elle leur avait en effet indiqué que l'État était prêt à prendre sa part au financement de l'investissement d'une centaine de millions d'euros nécessaire au projet alternatif de fermeture du site.

Envisagé par le cabinet Accenture, mandaté par Bercy pour étudier ces scénarios alternatifs, ce projet visait à équiper l'usine afin d'y produire à l'horizon 2025 1,3 millions de pneus par an, de qualité supérieure à ceux de petit calibre actuellement manufacturés à Béthune. Mais la direction Europe du groupe nippon a donc décidé de ne donner une suite favorable à ce projet.

Branle-bas de combat politique

L'annonce mi-septembre de la volonté du géant japonais du pneumatiques de fermer son usine de Béthune courant 2021 avait suscité un branle-bas de combat politique, le gouvernement s'engageant à "contre-expertiser" le scénario ayant conduit à ce projet.

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