Brexit : pour Theresa May, il faudra un miracle

Marion L’Hour, correspondante à Londres (Royaume-Uni)
Des pro et anti-Brexit manifestent à Londres, le 6 décembre

L’accord sur le texte actant le divorce entre le Royaume-Uni et l’UE est actuellement débattu au parlement britannique dans une atmosphère électrique. Avant un vote mardi, crucial pour le pays et une Première ministre de plus en plus fragilisée.


Les murs centenaires du palais de Westminster n’avaient jamais vu ça. Une majorité fracturée. Des élus aux opinions contraires prêts à se rejoindre contre l’exécutif. Et face à eux, dans l’arène, une Theresa May vacillante et isolée qui tente, depuis ce jeudi, de lâcher du lest pour convaincre les plus réticents que son texte, qui acte le divorce du Royaume-Uni avec l’Union européenne, est le meilleur.

Et de convaincre une majorité de parlementaires de le voter mardi prochain, sans quoi le spectre d’un « No Deal » aux conséquences potentiellement catastrophiques prendrait corps. « Ça devient presque une crise constitutionnelle, analyse Iain Begg, chercheur à la London School of Economics. Parce que le parlement est opposé au gouvernement. »

La Première ministre traîne à ses pieds, depuis l’ouverture des cinq jours de débats mardi, trois boulets. Trois votes perdus devant une salle si comble que les parlementaires n’avaient plus de place où s’asseoir sur les banquettes vertes.

Mardi noir

Le premier vote, mardi à 16h25, a vu les députés trancher : le gouvernement de Theresa May devra dévoiler l’avis juridique sur l’accord. Un document explosif : selon ce texte, le Royaume-Uni resterait lié à l’Europe bon gré mal gré, via la solution de rechange pour l’Irlande. Pas de rupture franche, donc pas vraiment de Brexit aux yeux de nombreux détracteurs du deal conclu avec l’Union européenne.

« Pour la première fois en treize ans, je ne peux pas soutenir mon parti, regrette le député et ancien ministre tory (conservateur) Mark Harper. Les promesses doivent être tenues. » Theresa May se voit donc lâchée par ses plus loyaux soutiens. Et ne peut pas compter sur ses alliés nord irlandais : les unionistes du DUP ont fait équipe avec l’opposition (...)

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