Le Brexit a-t-il déjà découragé les entreprises d'investir au Royaume-Uni?

Jean-Baptiste Duval
Le Brexit a-t-il déjà découragé les entreprises d'investir au Royaume-Uni?

BREXIT - Pour bien investir, il faut se faire une idée de l'avenir. C'est pour cette raison que les entreprises détestent les changements intempestifs de fiscalité et de réglementation, comme souvent en France. Mais bientôt aussi au Royaume-Uni avec le Brexit.

Maintenant que Theresa May a signé mardi soir la lettre officielle qui doit déclencher la procédure, le gouvernement britannique va activer l'article 50 du traité de Lisbonne ce mercredi 29 mars. Dans deux ans maximum, le Royaume-Uni n'appartiendra plus à l'Union européenne. Avec quelles conséquences? Bien malin qui saura le dire pour l'instant.

C'était d'ailleurs l'un des arguments massues des anti-Brexit avant le référendum du 23 juin: l'incertitude quant aux futurs relations avec l'Europe, la peur des rétorsions douanières, allaient faire fuir les entreprises et les investisseurs.

Neuf mois plus tard, où en sommes-nous? Sur le plan macroéconomique, les créations d'emplois ont ralenti fin 2016, mais les prévisions de croissance pour 2017 sont plus élevées que prévues, à 2%. La France aimerait pouvoir en dire autant.

La high tech et l'industrie confiantes, la finance beaucoup moins...

Côté entreprises, impossible d'être exhaustif tant elles sont nombreuses. Mais ce n'est clairement pas l'apocalypse tant redouté. La première ministre britannique Theresa May a tout fait pour les rassurer, entre baisse du taux d'imposition et intégration du corpus de droit européen au droit britannique après le Brexit.

Grâce aux annonces dans la presse, dont beaucoup sont répertoriées par le "Brexit business impact tracker" du Financial Times, on peut déjà se faire une idée assez précise.

Expansion volontariste des Google, Facebook et Amazon, confiance affichée de Honda, Nissan et Boeing, ou encore d'un cabinet de conseil de premier plan comme Deloitte, la Grande-Bretagne peut visiblement compter sur l'appui de secteurs de premier plan pour soutenir son économie.

En revanche, la fébrilité du secteur financier,...

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