Brexit: Le Royaume-Uni stoppera la libre circulation des personnes en cas de "no-deal"

Jade Toussay
Boris Johnson le 6 août 2019 - photo d'illustration. 

INTERNATIONAL - Voilà qui pourrait crisper un peu plus les conversations de jeudi entre Boris Johnson, Angela Merkel et Emmanuel Macron. Ce lundi 19 août, Londres a en effet annoncé qu’en cas d’absence d’accord entre l’UE et le Royaume-Uni sur le Brexit, la libre circulation des personnes “telle qu’elle existe actuellement” cesserait immédiatement.  

“La libre circulation telle qu’elle existe actuellement prendra fin le 31 octobre, quand le Royaume-Uni quittera l’UE et après le Brexit, le gouvernement introduira un nouveau système migratoire, plus juste, qui donne la priorité aux compétences et à ce que les gens peuvent apporter au Royaume-Uni, plutôt que de donner la priorité à l’endroit d’où ils viennent”, a déclaré la porte-parole du 10 Downing Street. 

Précisant que les modalités de cette future loi étaient en cours d’élaboration, elle a cependant déjà donné un premier exemple: “nous introduirons, immédiatement, des lois plus strictes sur la criminalité pour les personnes arrivant au Royaume-Uni.”

Cette décision marque un tournant avec la politique de Theresa May, qui a précédé Boris Johnson à la tête du gouvernement. Dans le plan présenté par l’ancienne dirigeante, les citoyens des pays membres de l’UE conservaient en effet leurs droits jusqu’à fin 2020, pendant une période dite “de transition”. 

Vers une immigration contrôlée par un système de points

Cette annonce a bien évidemment provoqué la colère et l’inquiétude des associations de citoyens européens vivant au Royaume-Uni, ainsi que celle des élus anti-Brexit. 

Ainsi, l’association “The 3 Million” qui représente les citoyens européens sur le territoire britannique a évoqué une annonce “imprudente” et discriminante, qui stigmatise les citoyens non-britanniques.

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