Brexit : la proposition May est-elle acceptable par l'Union ?

Par Emmanuel Berretta

Le « cherry picking », c'est-à-dire l'Europe à la carte, c'est la mort du marché unique, martèle Michel Barnier.

L'équipe de Michel Barnier examine la proposition britannique sur l'après-Brexit. Laquelle montre le goût de Theresa May pour le « cherry picking »...


À la veille d'une nouvelle semaine de négociations sur le Brexit, les équipes de Michel Barnier épluchent les quelques propositions présentées par Theresa May, le 6 juillet, précisées dans un Livre blanc, jetant les bases d'un nouveau partenariat entre le Royaume-Uni et l'Union européenne. De son côté, le groupe parlementaire de pilotage du Brexit au Parlement européen, présidé par Guy Verhofstadt (libéral), a fait savoir dans un communiqué qu'il accueillait avec satisfaction les premiers éléments britanniques dans la mesure où ils prendraient la forme d'un accord d'association avec un État tiers selon l'article 217 du Traité de l'Union.

Pour autant, les conditions préalables posées par les 27 à tout accord de coopération avec le Royaume-Uni sont-elles remplies ? Il est permis d'en douter. Theresa May propose, en premier lieu, une zone de libre-échange concernant uniquement le commerce des biens parmi lesquels elle range, notamment, les produits agricoles et la pêche. En revanche, elle exclut les services de cette zone de libre-échange, considérant que le Royaume-Uni ne serait pas lié, dans ce cadre, par le même niveau de régulation.

L'Europe à la carte, c'est la mort du marché unique

Ce faisant, Theresa May propose tout simplement de briser l'unité du marché unique en séparant les biens des services. En somme, pour les biens, le Royaume-Uni conserverait un pied dans le marché unique, mais s'en retirerait sur les services, le domaine où Londres peut faire la différence avec le continent. Ce qui revient à choisir une « Europe à la carte » (« sherry picking »). Les Européens l'ont formellement exclu, considérant que l'intégrité du marché unique devait être préservée entre les membres du club. (...)

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