Brexit : le plan B de l'Union européenne pour aider les pêcheurs

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S'il y a bien un point sur lequel il y a un accord entre les négociateurs du Brexit, c'est que les désaccords persistent. Alors que d'intenses négociations ont ponctué la semaine sur ce que sera la relation future entre le Royaume-Uni et l'Union européenne – négociations qui se poursuivent dimanche à Londres et reprendront lundi à Bruxelles – les deux parties prenantes l'assurent en chœur : des "divergences" subsistent. Singulièrement sur l'accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques, très fécondes en poisson.

Près de 30% de la pêche hexagonale y est réalisée

 

Le sujet est particulièrement sensible en France – près de 30% de la pêche hexagonale y est réalisée. Les Pays-Bas, le Danemark, la Belgique sont aussi concernés. Dans son ensemble, la filière européenne du poisson mobilise environ 107.000 emplois dans la pêche, 80.000 dans l'aquaculture et 100.000 dans la transformation, pour générer 3,7 milliards d'euros de chiffre d'affaires par an, selon les décomptes effectués par la Commission européenne. Le choc d'un no deal pourrait avoir un effet dévastateur. "La priorité pour les Français est d'avoir l'impact le plus faible possible pour garder l'accès aux eaux territoriales anglaises", reconnaît un diplomate.

Le négociateur européen, Michel Barnier, a eu beau souligner cette semaine la nécessité d'un "accès aux possibilités de pêche dans l'intérêt des deux parties", Londres s'arc-boute pour reprendre le contrôle de sa zone maritime exclusive, riche de 40 espèces. Les q...


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