Brexit : "pas de percée" en vue

Le président du Conseil européen Donald Tusk estime que les entretiens qu'il a eu avec la Première ministre britannique n'ont abouti à aucune avancée substantielle sur le dossier de Brexit.

La majorité du Parlement britannique exige de Theresa May qu'elle modifie le dispositif du Backstop, ce filet de sécurité qui vise à éviter le rétablissement d'une frontière en Irlande.

Theresa May, première ministre britannique : "J'ai expliqué très clairement que nous devions obtenir des modifications légalement contraignante à l'accord de sortie et répondre aux inquiétudes du Parlement sur le Backstop. Avec ces changements apportés Backstop, ajoutés aux efforts que nous poursuivons sur les autres dossiers et notamment sur les droits des travailleurs, nous obtiendront une majorité au Parlement. C'est l'objectif. Cela ne sera pas facile. Mais le président Junkcker et moi-même avons convenu que les pourparlers vont commencer pour trouver une solution."

Donald Tusk indique ce jeudi que la discussion vont se poursuivre alors que la veille il avait évoqué "la place en enfer" qui était selon lui réservée aux partisans du Brexit. Theresa May n'a pas apprécié. .

Theresa May, première ministre britannique : "J'ai évoqué avec le président Tusk les propos qu'il a tenus et trouble qu'ils ont causé au Royaume-Uni. Je lui ai dit que nous devrions tous les deux nous efforcer de faire en sorte que le Royaume-Uni et l'Union européenne entretiennent à l'avenir des relations étroites et qu'il devrait se concentrer sur ce point."

De son côté, le député européen Guy Verhofstadt estime que la solution serait de modifier la déclaration politique qui doit guider les négociation pendant la période de transition.

Guy Verhofstadt, coordinateur du Parlement européen pour le Brexit, député européen : "Si la question du Backtsop, telle qu'elle est prévue aujourd'hui dans l'accord de retrait, pose problème, notre proposition est d'essayer de résoudre le problème dans la déclaration politique. Depuis le premier jour, nous sommes ouverts en tant que Parlement, pour améliorer cette déclaration politique, pour rendre cette déclaration politique plus contraignante".

Quelles que soient les modifications apportées à l'accord de sortie ou à la déclaration politique, Theresa May devrait obtenir le soutien de la Chambre des communes.

Face aux divisions des conservateurs, certains analystes évoquent l'hypothèse d'un accord de circonstance avec les Travaillistes pour valider un accord avec Bruxelles.

Il reste moins de deux mois avant la date de départ du Royaume-Uni de l'Union Européenne, qui est prévue le 29 mars.

Theresa May répète qu'elle fera en sorte que le Brexit ait lieu "dans les temps".