Brexit: le père de Boris Johnson veut obtenir la nationalité française et rester citoyen européen

Robin Verner
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Stanley Johnson  - Isabel Infantes
Stanley Johnson - Isabel Infantes

Ce jeudi, à 23h heure de Londres, l'accord fixant les relations économiques et commerciales entre l'Union européenne et le Royaume-Uni, qui a quitté l'UE le 31 janvier dernier, entrera en vigueur. La sécession britannique sera alors définitivement actée. Bien sûr, cette rupture est mal vécue par les anciens partisans du maintien au sein des institutions continentales. Parmi ces "remainers", on remarque Stanley Johnson.

Le père du Premier ministre Boris Johnson, qui a réussi à accoucher d'un Brexit dont il fut l'ardent promoteur, n'a jamais caché son opposition au départ du Royaume-Uni de l'Union européenne. L'ancien cadre à la Banque mondiale, ex-fonctionnaire de la Commission européenne, et surtout ex-député européen de 1979 et 1984, a non seulement voté contre le Brexit mais a en plus rendu son choix public.

Dans un entretien accordé à RTL ce jeudi, il a annoncé avoir entamé les démarches pour obtenir sa naturalisation française et demeurer ainsi un citoyen européen.

"Je serai toujours européen"

Stanley Johnson a précisé à la radio: "Ce n’est pas une question de devenir Français. Si j’ai bien compris, je suis Français. Ma mère est née en France, sa mère était entièrement française et son grand-père aussi. Donc, pour moi, c’est une question de réclamer ce que j’ai déjà. De ce fait, je suis très content".

Il faut d'ailleurs noter que, dès le 22 mars dernier, le Sunday Times s'est ouvert de la volonté du patriarche Johnson, aujourd'hui âgé de 80 ans, de constituer un dossier de demande de naturalisation française.

Il a poursuivi au micro de RTL: "Je serai toujours européen, ça c’est sûr. On ne peut pas dire aux Anglais: 'Vous n’êtes pas Européens'. L’Europe, c’est toujours plus que le marché commun, plus que l’Union européenne. Mais ceci dit, oui, avoir un lien comme ça avec l’Union européenne, c’est important."

Article original publié sur BFMTV.com