Brexit: Michel Barnier de retour à Londres pour aborder les sujets difficiles

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Le négociateur européen et son équipe retournent à Londres après avoir été mis en quarantaine pour cause de Covid-19. La date butoir pour ficeler l’accord post-Brexit est dépassée depuis longtemps puisque Boris Johnson s’était fixé le sommet européen de la mi-octobre et que l’Union européenne espérait de son côté un résultat début novembre. Européens et Britanniques veulent encore croire qu’il n’est pas déjà trop tard pour espérer un accord effectif au 1er janvier.

Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Bénazet

Avant de partir pour Londres, le négociateur européen du Brexit Michel Barnier a rencontré les ministres de la Pêche des huit pays les plus inquiets de la perte des droits d’accès de leur flotte aux eaux britanniques. Il aurait obtenu de pouvoir proposer au Royaume-Uni un compromis : reverser 15 à 18 % de la valeur des prises des navires européens.

Quel que soit l’avenir de cette idée, elle démontre la volonté des Européens de parvenir à un accord sur ce dossier. Le Premier ministre Boris Johnson a décidé de faire de la souveraineté sur les eaux britanniques un symbole de son slogan « reprendre le contrôle ».

Négociations difficiles à venir

Pour les Européens, l’intérêt économique de la pêche est limité mais ils ne peuvent se permettre un échec dans ce dossier désormais symbolique, car cela apporterait de l’eau au moulin de ceux qui veulent démontrer la validité d’une sortie de l’Union.

Beaucoup de sujets annexes ont largement avancé et 600 pages de l’accord sont déjà prêtes. Cependant, il reste encore beaucoup à faire sur les conditions économiques et commerciales équitables ainsi que sur le mode de règlement des différends futurs. Ce qui n’augure rien de rapide car il s'agit des deux autres sujets qui bloquent depuis le départ.

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