Brexit: Macron assure respecter l'intégrité du territoire britannique

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BREXIT: MACRON ASSURE RESPECTER L'INTÉGRITÉ DU TERRITOIRE BRITANNIQUE

CARBIS BAY, Angleterre (Reuters) - La France ne s'est jamais permise de remettre en cause la souveraineté ni l'intégrité du territoire britannique, a déclaré dimanche Emmanuel Macron, reprochant à Boris Johnson ses "incohérences" au sujet de la mise en oeuvre du Brexit.

Selon la presse britannique, le président français a laissé entendre samedi lors d'une rencontre avec Boris Johnson que l'Irlande du Nord ne faisait pas partie du Royaume-Uni.

"Ne perdons pas de temps dans des polémiques qui souvent sont créées dans les couloirs ou les antichambres. La France ne s'est jamais permise de remettre en cause la souveraineté britannique, l'intégrité du territoire britannique", a dit Emmanuel Macron au cours d'une conférence de presse à l'issue d'un sommet du G7 en Angleterre.

Rappelant que les dirigeants européens avaient passé "des milliers d'heures" sur la question du Brexit avant de parvenir difficilement, d'abord à un accord sur le divorce lui-même puis à un autre, conclu en décembre, sur les nouvelles relations entre l'UE et le Royaume-Uni, le président français a exigé que ces accords soient respectés "dans le calme, le sérieux, le professionnalisme, c'est tout".

Le différend entre le Royaume-Uni et l'Union européenne porte notamment sur la suspension décidée unilatéralement par Londres des contrôles prévus par l'accord de Brexit sur certaines marchandises, dont les saucisses, expédiées de Grande-Bretagne vers l'Irlande du Nord.

"(Boris) Johnson savait (...) pertinemment qu'il y avait un sujet de contrôles qui se posait et il a lui-même d'ailleurs signé un protocole d'accord qui vaut pour l'Irlande du Nord et qui prévoit des contrôles parce que le respect plein et entier de la souveraineté, y compris sur l'Irlande du Nord, britannique ne saurait avoir pour conséquence le non respect de la souveraineté des 27 Etats membres (de l'UE) qui ont décidé de créer un marché unique avec des libertés de circulation entre eux mais des protections à leurs frontières", a dit Emmanuel Macron.

"Il ne faut pas renvoyer à l'UE les incohérences qu'on connaît pour soi-même dès le début", a-t-il poursuivi, appelant à "mettre en oeuvre ce que nous avons ensemble décidé il y a quelques mois".

"Il faut le faire dans le calme et le respect mutuel et je pense que les polémiques chaque matin, ce n'est pas une bonne façon de faire."

(Michel Rose, avec Bertrand Boucey à Paris)

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