Brexit, luttes d'influence, fronde... Au Royaume-Uni, Boris Johnson est dos au mur

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Le Premier ministre britannique se serait sans doute passé de la semaine noire qu'il vient de vivre, que ce soit sur la scène intérieure ou dans les coulisses des négociations interminables entre l'Union européenne et le Royaume-Uni pour définir leur future relation commerciale. Le dernier coup de grisou en date est venu vendredi soir de Downing Street, avec le départ précipité de l'éminence grise de "BoJo" et fervent brexiter, le conseiller spécial Dominic Cummings. En cause : les luttes d'influence qui minent l'exécutif depuis des mois sur fond d'épidémie, de crise économique et de divorce d'avec l'Europe.

Pour la première fois, "BoJo" est dépassé dans les sondages

"La fin de l'ère Cummings", titrait samedi sur cinq colonnes le quotidien The Guardian, à la mesure du séisme qui secoue l'équipe gouvernementale, annonçant cependant une ligne possiblement adoucie. Car mercredi soir, déjà, un autre proche parmi les proches, lui aussi tenant d'une faction dure, faisait également ses cartons : Lee Cain, 38 ans, le directeur de la communication du Number 10.

Le nouveau chef du Labour, Keir Starmer, s'est empressé de remuer le couteau dans la plaie. "Nous sommes en plein milieu d'une pandémie, nous nous inquiétons pour notre santé et nos familles, pour nos emplois, et ce gang se déchire derrière les portes de Downing Street", a-t-il vitupéré. Le député londonien, 58 ans, est porté depuis quinze jours par des sondages au plus haut, avec 42% des intentions de vote enregistrés dans la ...


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