Brexit: Londres agite la menace d'un "no deal" si l'UE campe sur ses positions

par Elizabeth Piper
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BREXIT: LONDRES AGITE LA MENACE D'UN "NO DEAL" SI L'UE CAMPE SUR SES POSITIONS

par Elizabeth Piper

LONDRES (Reuters) - La Grande-Bretagne sortira définitivement de l'union européenne sans accord post-Brexit à moins que l'Union ne change ses positions, a déclaré samedi une source au sein du gouvernement britannique, alors que le temps presse pour trouver un accord.

A moins de deux semaines de la date butoir du 31 décembre pour trouver un accord, chacun des deux camps appelle l'autre pour agir afin d'avancer vers un accord après neuf mois de négociations.

La Grande-Bretagne a officiellement quitté l'UE en janvier dernier mais une période de transition, pendant laquelle les règles européennes continuent à s'appliquer, court jusqu'au 31 décembre.

Les négociations sur l'accord post-Brexit butent sur deux points: l'accès de la pêche européenne aux eaux britanniques et des règles de concurrence équitables.

"Nous devons parvenir à un accord juste et basé sur des conditions qui respectent ce pour quoi le peuple britannique a voté. Malheureusement, l'UE lutte toujours pour obtenir la flexibilité nécessaire de la part des États membres et continue de formuler des demandes incompatibles avec notre indépendance", dit la source.

"Nous ne pouvons pas accepter un accord qui ne nous laisse pas le contrôle de nos propres lois ou eaux. Nous continuons d'essayer toutes les voies possibles en vue d'un accord, mais sans un changement substantiel de la Commission, nous partirons selon les règles de l'OMC le 31 décembre", a encore dit la source.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a longtemps déclaré qu'il ne pouvait accepter aucun accord qui ne respecterait pas la souveraineté du pays.

Mais l'UE est tout aussi déterminée à protéger son marché unique et veut empêcher Londres d'obtenir ce qu'elle considère comme le meilleur des deux mondes.

Bien qu'il y ait eu des progrès dans les pourparlers, les négociateurs britanniques ont régulièrement adopté un point de vue plus pessimiste, affirmant qu'une sortie sans accord était le plus probable des scénarios.

(version française Matthieu Protard)