Brexit: l’Union européenne et le Royaume-Uni trouvent un accord «juste et équilibré»

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Un accord commercial sur le Brexit a été trouvé entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, ce 24 décembre. Les européens saluent cet accord, le voisin irlandais aussi. Pour revenir sur ce sujet, RFI est en édition spéciale à partir de 19 h 10, heure de Paris.

Après dix mois de négociations harassantes, l'Union européenne et le Royaume-Uni ont annoncé jeudi un accord historique sur leur future relation commerciale, qui leur permettra d'éviter in extremis un « no deal » dévastateur pour leurs économies en fin d'année.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a confimé la conclusion de cet accord, tweetant « L'accord a été trouvé », accompagné d'une photo de lui exultant, bras écartés et pouces levés.

La ministre britannique du Commerce international, Liz Truss, a quant à elle salué la nouvelle, sur Twitter. « Nous aurons une relation commerciale solide avec l'UE et approfondirons nos échanges avec nos partenaires dans le monde entier grâce à notre politique commerciale indépendante », a-t-elle écrit.

« Le chemin a été long et difficile »

L'accord conclu entre l'Union européenne et la Grande-Bretagne est juste, équilibré et bon, a déclaré de son côté Ursula von der Leyen.

« Le chemin a été long et difficile. Mais nous avons un bon accord (...). C'est un accord juste, équilibré et c'est la chose juste et responsable à faire de la part des deux parties », a affirmé la présidente de la Commission.

L’Irlande dit cet accord « bienvenu », mais pas l’Ecosse

Le Premier ministre irlandais Micheal Martin, dont le pays aurait été en première ligne en cas de « no deal », a d'ailleurs salué un accord « bienvenu ».

La Première ministre indépendantiste écossaise Nicola Sturgeon a estimé pour sa part qu'il était temps pour la province britannique de devenir une « nation européenne indépendante ». « Le Brexit arrive contre la volonté du peuple d'Ecosse », qui a voté à 62% contre la sortie de l'UE, a tweeté Nicola Sturgeon, soulignant qu' « aucun accord ne pourra jamais compenser ce que le Brexit nous enlève ». « Il est temps de tracer notre propre avenir en tant que nation européenne indépendante », a-t-elle affirmé, alors que Londres refuse à l'Ecosse un nouveau référendum sur l'indépendance.

La France et l'Allemagne saluent cet accord

« L'unité et la fermeté européennes ont payé », s'est félicité le président français Emmanuel Macron. « L'accord avec le Royaume-Uni est essentiel pour protéger nos citoyens, nos pêcheurs, nos producteurs. Nous nous assurerons que c'est bien le cas », a averti le président français sur Twitter, ajoutant que « l'Europe avance et peut regarder vers l'avenir, unie, souveraine et forte ».

La chancelière allemande, Angela Merkel estime de son côté que cet accord « constitue le fondement d'un nouveau chapitre avec la Grande-Bretagne qui en dehors de l'Union européenne restera un partenaire important pour l'Allemagne et l'UE ». « Je me réjouis qu'un accord permette de régler clairement les relations futures de l'Union européenne et de la Grande-Bretagne. Ce texte a une portée historique », a-t-elle dit dans un communiqué.

« Le gouvernement allemand va examiner le texte de l'accord de manière approfondie (…) Nous allons de ce fait rapidement pouvoir trancher si l'Allemagne peut soutenir l'accord de ce jour. Je suis très confiante qu'il s'agisse d'un bon résultat », a- t-elle détaillé.

L'accord entre la Commission européenne et le Royaume-Uni devra encore être validé par les États membres, un processus qui devrait prendre plusieurs jours. Il reste en théorie suffisamment de temps pour qu'un éventuel traité entre en application provisoire le 1er janvier, quand le Royaume-Uni, qui a officiellement quitté l'UE le 31 janvier dernier, aura définitivement abandonné le marché unique.

Le texte serait alors validé a posteriori par le Parlement européen.

(Avec agences )

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