Brexit : Gibraltar, sauvée in extremis du « no deal »

Par Emmanuel Berretta
·1 min de lecture
Un accord sur la libre circulation des personnes entre le Rocher, enclave britannique contestée, et la péninsule ibérique a été trouvé.
Un accord sur la libre circulation des personnes entre le Rocher, enclave britannique contestée, et la péninsule ibérique a été trouvé.

Soulagement pour les résidents de Gibraltar : ils entreront d'ici à six mois dans l'espace Schengen. À l'issue d'une négociation tendue entre la fière Espagne et la non moins fière Angleterre, un accord sur la libre circulation des personnes entre le Rocher, enclave britannique contestée, et la péninsule ibérique a été trouvé à quelques heures du 31 décembre, minuit. La menace d'un « no deal » aurait eu des conséquences lourdes dans la vie des quelque 15 000 travailleurs frontaliers qui passent quotidiennement par « La Verja » (le nom de la frontière).

Il a été convenu que durant la période de transition de six mois, chacune des parties s'efforcera de « fluidifier » les passages, dans l'intérêt de tous. Le texte signé jeudi n'est donc, pour l'instant, qu'un « accord préliminaire », salué « de tout c?ur » par Boris Johnson qui rappelle, au passage, que « le Royaume-Uni a toujours été et restera totalement attaché à la protection des intérêts de Gibraltar et de sa souveraineté britannique ». « Nous sommes parvenus à un accord de principe avec le Royaume-Uni sur Gibraltar qui nous permettra de supprimer les barrières et d'évoluer vers une zone de prospérité partagée, a twitté de son côté, Pedro Sanchez, le chef du gouvernement espagnol. Fermeté dans les principes, progrès pour la citoyenneté. »

Lire aussi Brexit : ce qui change pour les Européens et les Britanniques

Pas de passeport pour les Espagnols

Lorsque Gibraltar rejoindra l'espace Schengen, la frontièr [...] Lire la suite