Brexit : en France, l'inquiétude des producteurs de champagne

A Ay-Champagne (Marne), la maison Bollinger exporte chaque année un million de bouteilles de champagne chaque année outre-Manche. En cas de "no deal" sur le Brexit, chacune sera taxée 20 centimes. Le directeur a déjà fait ses calculs : il va perdre 20 000 euros par an. "On va être obligés de rogner sur nos marges, donc notre objectif ça sera d’absorber le plus possible ces augmentations de taxes pour pas qu’il n’y ait d’impact sur le consommateur", explique Charles Armand de Bellenet, directeur général de Bollinger. L’Australie, un pays du Commonwealth et un concurrent Même chose en Côte-d’Or, où le Clos de Vougeot exporte 20% de sa production au Royaume-Uni. Ces producteurs aussi seront taxés et redoutent des pertes de part de marché. "On pense qu’il pourrait y avoir des conditions préférentielles données aux pays du Commonwealth, où l’on a comme gros concurrent l’Australie par exemple", s’inquiète François Labet, vigneron. Un "no deal" toucherait principalement l’agroalimentaire et l’industrie : la France pourrait perdre 3,6 milliards d’euros l’an prochain.