Brexit: les exportateurs britanniques espèrent fébrilement un accord d'ici 15 jours

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Les négociations se poursuivent à Bruxelles entre le Royaume-Uni et l’UE pour trouver un accord commercial post-Brexit. Et malgré les rumeurs optimistes, à deux semaines de la fin de la période de transition le 31 décembre, de nombreux secteurs britanniques sont toujours plongés dans l’incertitude, notamment les exportateurs.

Avec notre envoyée spéciale dans la ville côtière de Worthing, Muriel Delcroix

La société The Great British Porridge vend son porridge partout en Europe et ses responsables s’inquiètent de ne toujours pas savoir exactement ce qui les attend. « L’heure tourne, exportations, importations, le 1er janvier, de nouvelles règles entrent en vigueur et il faudra être prêts ». Voilà des semaines que Bethan Evans entend en boucle ce message du gouvernement. Mais alors qu’aucun accord n’arrive et face au psychodrame des négociations, la jeune responsable marketing avoue perdre patience.

« On est aussi prêts qu’on peut l’être, par exemple en termes de logistique et des documents à fournir ; mais s’agissant des coûts éventuels, on n'a aucune idée et pourtant c’est crucial parce que ça a un impact sur nous, sur nos clients… », explique-t-il.

« Prier très fort »

Une absence d’accord serait catastrophique pour cette société qui exporte son porridge mais importe ses ingrédients d’Europe. L’un de ses gérants, Matt Hunt est donc parti d’urgence en Espagne en quête d’un entrepôt à Valence. « Pour rester compétitifs nous devons pouvoir offrir les mêmes prix que les Européens. Le Plan B c’est donc d’avoir au cas où un point de distribution unique en Europe. C’est un réflexe de survie... »

Mais même en cas d’accord Bethan Evans craint qu’il soit trop tard pour éviter frictions et retards à la frontière. Son Plan B à elle ? « Prier très fort, lance-t-elle dans un éclat de rire. Il faut garder la foi et espérer que le gouvernement trouvera un accord ! »