Brexit : les eurodéputés britanniques peuvent-ils gripper le fonctionnement du Parlement européen ?

Ilan Caro
Les 73 représentants du Royaume-Uni au Parlement européen sont désignés ce jeudi par les électeurs britanniques, malgré le Brexit.

Un dernier tour de piste pour du beurre, ou le début d'une longue guerre de tranchées ? Le Royaume-Uni désigne, jeudi 23 mai, ses 73 représentants au Parlement européen, une élection qui semblait inimaginable il y a encore quelques semaines dans la perspective du Brexit. Mais l'impensable va réellement se produire : comme leurs collègues issus des 27 autres Etats de l'Union européenne, les eurodéputés britanniques prendront place dans l'hémicycle le 2 juillet, alors que la sortie effective de leur pays est censée intervenir le 31 octobre au plus tard.

La logique voudrait que ces élus venus d'outre-Manche soient destinés à faire de la figuration en attendant la date de leur départ. Sauf que cela risque de ne pas se passer ainsi. Les premières séances plénières, début juillet, seront consacrées à l'élection du ou de la président(e) du Parlement européen, de ses vice-présidents, ainsi que des présidents de commissions. "Tant que le Royaume-Uni est membre de l'UE, il reste titulaire des droits et obligations qui découlent de ce statut", souligne Yves Petit, directeur du Centre européen à l'université de Lorraine, interrogé par franceinfo. Les eurodéputés britanniques pourront donc voter lors de ces désignations. Et même se porter candidats, bien que leurs chances de succès soient nulles au vu des circonstances.

Une présence qui pourrait fausser la (...)

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