Brexit : les entreprises françaises espèrent un accord

Toupret, une entreprise de peinture située en région parisienne, exporte 10 % de sa production au Royaume-Uni. Cette PME ne peut pas se permettre de perdre ce marché-clé. Le patron se prépare au Brexit depuis deux ans. De deux camions expédiés par semaine, il est passé à cinq. "S'il y a des délais plus longs à la frontière, évidemment nous avons besoin d'avoir un stock plus important à notre entrepôt qui est juste à côté de Londres, en Angleterre", explique Gary Haworth, directeur général de Toupret. Des coûts supplémentaires Autre obstacle : les coûts supplémentaires liés au Brexit. Le patron en a déjà, puisque depuis un an, les procédures d'export sont plus lourdes. Il craint que cela n'augmente encore si aucun accord sur les échanges n'est trouvé. "Ça va freiner des investissements, dont les emplois en Grande-Bretagne, et éventuellement en France aussi", déplore Gary Haworth.