Brexit: des « efforts réels et concrets » à faire notamment sur la pêche selon Michel Barnier

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«Il ne reste que quelques heures pour conclure». C'est ce qu'a dit le négociateur européen sur le Brexit, Michel Barnier, devant les eurodéputés ce 18 décembre. Des eurodéputés qui ont lancé un ultimatum aux négociateurs : ils veulent un accord avant ce dimanche à minuit pour avoir le temps de le ratifier avant le 1er janvier.

De notre correspondante à Bruxelles, Joana Hostein

Pour Michel Barnier, un accord avec le Royaume-Uni est toujours possible, mais il faut des « efforts réels et concrets », dit-il, notamment sur la pêche. Les Britanniques veulent récupérer le contrôle de leurs eaux à l’issue d’une période de transition. Les Européens exigent des compensations en contrepartie.

« Ce serait ni juste, ni acceptable que les pêcheurs européens n'aient dans les eaux britanniques que des droits transitoires qui s'évaporeraient un jour, alors que tout le reste de l'accord notamment pour les entreprises britanniques lui, reste «restable». A l'heure où je vous parle, je ne peux pas vous dire quelle sera l'issue de cette dernière ligne droite », déplore Michel Barnier.

Les eurodéputés ont regretté cette course contre la montre. La faute à Boris Johnson qui n’a pas accepté une extension de la période de transition, ont déclaré plusieurs élus. Les trois principaux groupes politiques du Parlement ont donné jusqu’à dimanche soir aux négociateurs pour trouver un accord, pour avoir le temps d’examiner et de ratifier le compromis avant le 1er janvier.

« Nous devons malgré tout faire preuve de réalisme », ont insisté les parlementaires de tout bord. Le Parlement européen vote aujourd’hui sur des mesures d’urgence pour garantir le maintien du trafic aérien et du transport routier pendant six mois avec le Royaume-Uni, sous réserve de réciprocité.