Brexit : dernières négociations à Bruxelles avant la fin de l'ultimatum

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Les négociations sur un accord commercial entre le Royaume-Uni et l'UE se poursuivent dimanche mais l'ultimatum du Parlement européen expire à minuit.

C'est le personnage, ces derniers jours, que l'on n'attendait plus. Celui capable de faire enfin bouger des lignes qui paraissent fossilisées. Son nom est inconnu du grand public, beaucoup moins des coulisses bruxelloises : il s'agit de Stéphanie Riso, économiste de 44 ans originaire des Alpes-­Maritimes, cheffe de cabinet adjointe de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et également conseillère en chef pour le Brexit. "Une figure clé" qui a "émergé dans cet acte final du drame", résume Tony Conelly, le chroniqueur européen de la télévision publique irlandaise, RTÉ.

Classée en 2017 parmi les femmes les plus puissantes de Bruxelles par le magazine Politico, l'ex-bras droit du négociateur européen Michel Barnier y est décrite comme "sérieuse", "travailleuse" et "particulièrement appréciée par l'équipe de négociation britannique, dont certains la préfèrent à ­Barnier". Des affinités qui expliquent sa mise en avant soudaine. Dépêchée début décembre à Londres par Ursula von der Leyen pour accélérer le processus, Stéphanie Riso illustre en réalité à merveille les fonctions que Paris et Berlin se sont réparties depuis quatre ans face à Londres.

"La France a le rôle du 'méchant' tandis que l'Allemagne est perçue comme plus conciliante, analyse Sébastien Maillard, directeur de l'Institut Jacques Delors. ­L'Allemagne joue d'autant plus ce rôle de facilitateur qu'Angela Merkel voudrait politiquement terminer sa présidence tournante du Conseil de l'UE sur un (...)

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