Brexit : le départ du Royaume-Uni fragilise la défense européenne

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Le Royaume-Uni est donc sorti ce 1er janvier 2021 de manière concrète de l'Union européenne. La nouvelle relation avec les 27 est régie par un accord commercial sur la circulation des marchandises et les échanges de biens. Un accord qui, en réalité, signe une relation minimale avec l’UE. Rien n’a été signé par exemple sur la coopération en matière de politique étrangère, de sécurité extérieure et de défense.

Le budget européen pour la défense était de 40 milliards d’euros par an, dont 10 milliards de contribution britannique. La même que la France. L’enveloppe est donc amputée d’un quart. En plus de ce trou conséquent, le départ de Londres, qui n'a jamais été favorable à une autonomie stratégique européenne, ne rééquilibre pas le rapport de forces au sein de l'UE.

Paris a toujours du mal à convaincre. Reste que le Royaume-Uni et la France gardent une culture commune : les armées les plus importantes en Europe et une conception globale de la sécurité.

Londres et Paris ne regardent pas simplement leur étranger proche, comme les frontières de l'Europe avec les Balkans, mais s'intéressent à l'Afrique, à l'Asie et ont une culture d'interventions extérieures. Reste à trouver un mode de coopération, et pour l'instant, Boris Johnson n’a pas donné de signaux en ce sens.

C'est même tout l’inverse : fin novembre 2020, le Premier ministre annonçait la plus importante augmentation du budget britannique de la Défense depuis 30 ans, et notamment la création d'un nouveau commandement spatial pour envoyer dans l'espace des « satellites britanniques » et « une première fusée britannique »en Écosse pour 2022.

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