Brexit et Covid-19 : dans le Kent, la crainte de la double peine et des embouteillages sans fin

Louise Bodet
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"En juillet, il n’y avait que des champs ici et regardez ce que c’est devenu", soupire Sharon Swandale, porte-parole de l’association Village Alliance. Elle désigne un immense no man’s land où s’activent pelleteuses et tractopelles qui mangeraient presque la petite église de Sevington, toute proche, ici, dans le Kent, au sud-est de l'Angleterre. 2 000 camions pourront bientôt stationner dans ce centre de contrôle douanier, qui ne sera pas terminé avant février. D’ici là, c’est la grande inconnue, se désole Sharon Swandale.

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À quelques jours de la sortie du Royaume-Uni de la période transitoire qui le maintenait encore un peu dans l’Union européenne, les habitants du Kent redoutent de voir se rééditer le scénario de la veille de Noël où des milliers de camions sont restés bloqués aux portes du tunnel sous la Manche. Une perspective sombre, pour une région par ailleurs frappée par la nouvelle variante de coronavirus.

"Même avec un accord, on ne sait pas ce qui va se passer samedi, est-ce que chaque situation va être vérifiée ? Cela prend vingt (...)

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