Brexit : la Chambre des communes adopte l'accord à une écrasante majorité

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L’accord post-Brexit conclu in extremis avec Bruxelles la semaine dernière permet au Royaume-Uni de continuer à bénéficier d’un accès au marché unique européen sans droits de douane. À l’ouverture du débat aux Communes, Boris Johnson a insisté sur le fait que l’accord permet à Londres de reprendre le contrôle de ses lois et de sa destinée. Le Premier ministre a ensuite signé à son tour le texte.

Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

Pour le Premier ministre britannique, Boris Johnson, ce traité désormais ratifié permet à Londres de continuer à commercer avec l’UE tout en étant un égal État souverain.

« Ce que nous cherchions n'était pas une rupture mais une solution, une solution à la vieille et controversée question des relations politiques de la Grande-Bretagne avec l'Europe, a-t-il déclaré. Nous serons désormais un voisin amical - le meilleur ami et allié que l'UE puisse avoir - travaillant main dans la main lorsque nos valeurs et nos intérêts coïncident. »

De son côté le dirigeant de l’opposition travailliste, Keir Starmer, qui avait fait campagne contre le Brexit avait appelé ses troupes à voter en faveur du traité. « C’est un accord imparfait, minimal, et la conséquence des choix politiques du Premier ministre, a-t-il déploré. Mais nous n’avons qu’une journée et c’est le seul accord que nous ayons… Nous serons toujours Européens, nous partagerons toujours les mêmes valeurs, les mêmes expériences et la même histoire, nous pouvons maintenant partager un même avenir. »

Mais Keir Starmer a accusé le Premier ministre de manquer d’honnêteté en passant sous silence le fait que l’accord signifiait une « avalanche de contrôles, bureaucratie et paperasse pour les entreprises britanniques ». Il a regretté le manque d’ambition du traité, qui exclut le secteur des services, représentant pourtant 80% de l’économie du pays.