Brexit: Boris Johnson et le Royaume-Uni face à une nouvelle semaine cruciale

Lucie Oriol / Le HuffPost avec AFP
Boris Johnson

ROYAUME-UNI - Rien n’est encore joué. Après le vote surprise au Parlement britannique ce samedi 19 octobre de l’amendement Letwin repoussant de fait une quelconque décision sur l’accord de Brexit négocié par Boris Johnson, c’est une nouvelle semaine décisive qui s’annonce. Et toutes les parties auront leur rôle à jouer  à moins de deux semaines du 31 octobre 

Côté européen, il va falloir répondre aux trois lettres britanniques envoyées dans la soirée de samedi, comme l’y obligeait la loi. 

La première, non signée par le Premier ministre, demande une prolongation de trois mois du Brexit. La deuxième, signée par Boris Johnson, dit qu’il ne veut pas de ce délai. Et la troisième, de l’ambassadeur britannique auprès de l’UE, Tim Barrow, précise que le report n’a été demandé que pour se plier à la loi, en l’occurrence le Benn Act voté en septembre.

L’UE à la réflexion

À Bruxelles, le président du Conseil européen Donald Tusk a indiqué samedi soir “commencer à consulter les dirigeants de l’UE sur la manière de réagir”, après avoir parlé au téléphone avec Boris Johnson. D’après une source européenne, les consultations “pourraient prendre quelques jours”. 

Lors d’une réunion ce dimanche matin des ambassadeurs des 27, la demande de délai a été rapidement évoquée, mais pas débattue. Très “technique” selon un participant, le rendez-vous a surtout été l’occasion de parler de la poursuite du processus de ratification, côté européen, de l’accord de retrait conclu cette semaine entre Londres et Bruxelles. 

“Le Parlement britannique n’a pas rejeté l’accord donc il n’y a pas lieu de changer de cap. Les procédures sont engagées côté européen pour que l’UE ratifie le traité, pour que le Parlement européen soit saisi et donne son approbation”, a également expliqué une source européenne à l’AFP.

L’accord doit encore être ratifié par le...

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