Brexit : et si Boris Johnson démissionnait?

Le traditionnel week-end à ­Balmoral, en Ecosse, chez la reine Elizabeth, a été abrégé. Boris ­Johnson et sa compagne, Carrie Symonds, n'ont passé qu'une nuit au château. Le Premier ministre britannique n'a pas de temps à perdre en politesses. Moins d'une semaine après la rentrée parlementaire, il est à face à son destin. Le coup de force de BoJo contre le Parlement – qui doit être suspendu pour un mois, au plus tard à partir de jeudi, à l'initiative du gouvernement – a dynamité le Parti conservateur. La démission samedi soir, du gouvernement et du parti, de la ministre du Travail Amber Rudd en est une nouvelle illustration.

Johnson avait "tout misé sur la tenue d'élections anticipées"

"Boris et les siens se sont mis dans un beau pétrin", commente Chris Wilkins, conseiller en stratégie de Theresa May de 2016 à 2017. "Depuis sa prise de fonctions fin juillet, son entourage a tout misé sur la tenue d'élections anticipées", ajoute-t-il. Dominic Cummings, le conseiller en chef du Premier ministre, était persuadé que le chef de file des travaillistes ne résisterait pas à la tentation d'appeler les électeurs à renverser les conservateurs dans les urnes. Or Jeremy Corbyn, en résistant à la tentation, s'est montré habile.

 

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