Bretagne : vidée de ses touristes, l'île de Groix renoue avec sa nature sauvage

Baignée par le soleil et sa côte découpée dans la roche, la petite île de Groix, dans le Morbihan, a des allures de bout du monde. 45 minutes seulement de bateau la sépare du continent, mais l'île vit confinée, loin de la côte bretonne. Sur le premier bateau du matin, seuls quelques travailleurs font encore la traversée. "Il y a un petit moins de fréquentation quand même, les gens font attention pendant la période du Covid", confie une passagère aux équipes de France Télévisions. Depuis les nouvelles restrictions de circulation, la compagnie maritime a diminué le nombre de traversées. "À Groix, la nature reste la nature" À cette époque de l'année, des dizaines de touristes accostent d'ordinaire pour les vacances de Pâques. Elle est pour le moment déserte. Seuls restent sur l'ile les 2 265 habitants à l'année, comme Bertrand Souque. "Nous voilà à la pointe extrême de l'île. C'est vraiment impressionnant cet endroit, c'est très sauvage", commente ce dernier. Avec ses huit kilomètres de long sur trois de large, l'île de Groix semble spécialement adaptée aux nouvelles règles de déplacement. "On peut aller d'un bout à l'autre, de tous les côtés, on est toujours dans la zone des dix kilomètres", se réjouit Bertrand. Amoureux de son île, il admet que le confinement n'a ici pas la même saveur. "Comme à Groix on vit très près de la nature, le fait que les restaurants, les bars, tout ça soit fermé, on ne le ressent pas trop. (…) À Groix, la nature reste la nature." Si la nature est intacte, le bourg est à l'arrêt. La plupart des commerces sont fermés, au grand dam du maire, Dominique Yvon, qui attendait les vacances de Pâques pour lancer la saison. "Il y a deux ans, à Pâques, c'était comme au début du mois de juillet", se souvient ce dernier. Sa nouvelle préoccupation pour les prochaines vacances ? L'ouverture d'un centre de vaccination.