Bretagne : Plutôt que de balancer les petites moules, la profession cherche à les valoriser

Bretagne : Plutôt que de balancer les petites moules, la profession cherche à les valoriser

SECONDE VIE - Les projets essaiment dans la région afin de trouver de nouveaux débouchés pour ces bivalves sous-tailles qui ne peuvent être commercialisés

Les bateaux amphibies sont à quai, les bacs entreposés au sol vides et les entrepôts quasi déserts. Dans la baie du Mont Saint-Michel, le petit port du Vivier-sur-Mer (Ille-et-Vilaine) d’ordinaire animé paraît bien triste en ce vendredi glacial de janvier. Avec la fin de la saison de la moule de bouchot AOP, ce haut lieu de la mytiliculture tourne au ralenti depuis une dizaine de jours. Seuls quelques producteurs sont présents pour remettre des jeunes moules dans des filets en vue de la prochaine saison qui s’ouvrira cet été.

La dernière a d’ailleurs été « compliquée » selon la profession qui a vu sa production reculer de 30 % par rapport à la récolte précédente. La faute notamment aux très fortes chaleurs de cet été mais aussi et surtout à un prédateur à dix pattes. « On assiste depuis quelques années à une prolifération des araignées de mer qui dévorent les moules et font des ravages dans les élevages », indique Frédéric Hurtaud, producteur de moules AOP au Vivier-sur-Mer et membre du comité régional de conchyliculture de Bretagne Nord.

Des tonnes de moules entassées sur le port du Vivier

Pour ne rien arranger, la profession s’est également retrouvée au cœur d’une bataille cet automne. Depuis des dizaines d’années, les mytiliculteurs ont pris l’habitude de rejeter dans la baie les petites moules(...) Lire la suite sur 20minutes

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