Bretagne: Les fraises de Plougastel veulent une IGP pour se protéger

Camille Allain

AGRICULTURE - Plusieurs producteurs du Finistère ont entamé les démarches pour obtenir un label

Elle affiche un rouge brillant, une silhouette un peu ronde et un goût sucré qui sent bon l’été. Star des étals des marchés, la fraise de Plougastel (Finistère) a peut-être eu la grosse tête, au point de ne pas voir la concurrence lui faire de l’ombre. Inquiets de voir leur vedette être imitée, ses producteurs ont décidé de la protéger. Ils viennent de se lancer dans la longue démarche d’obtention d’une IGP, une indication géographique protégée censée garantir leur savoir-faire et les préserver d’une concurrence accrue.

Le déclic est venu d’une photo prise en 2017 et postée sur les réseaux sociaux. « Fraises de Plougastel. Origine : Espagne », était-il écrit sur une affiche dans une grande surface de Paris. « Des exemples comme celui-là, on en a plein. Certaines personnes achètent des fraises et les revendent en utilisant notre notoriété pour se faire un peu plus d’argent. On ne peut pas lutter », assure Frédéric Rolland, dont la famille produit des fraises à Plougastel-Daoulas depuis plusieurs générations.

Arrivée dans les cales d’un ingénieur agronome au XVIIe siècle, la fraise blanche du Chili a progressivement pris racine dans ce bocage du nord-ouest breton, avant d’être remplacée par la précoce gariguette au XXe siècle. Sur cinquante hectares et presque autant de serres, quelques dizaines de producteurs cultivent le délicieux fruit rouge, parfois en pleine terre, souvent en ho(...) Lire la suite sur 20minutes

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